aerotherme1Les copropriétaires de la moitié ouest des ISAI (V40, V41, V41ext et V6) vont devoir décider très prochainement de la suite à donner au système de chauffage collectif.

Dans nos immeubles, l'eau chaude sanitaire est collective. Elle provient de grands ballons d'eau chaudes répartis à plusieurs endroits des immeubles.

Le chauffage est à air pulsé (ou air soufflé). C'est le même procédé qu' Auguste Perret a mis en oeuvre au Musée des Travaux publics de Paris (aujourd'hui Conseil économique et social). L'air est chauffé par d'énormes chaudières puis injecté par des grandes gaines dans les appartements. Les gaines sont invisibles dans la mesure où elles sont cachées dans des plafonds abaissés (entrée, dégagements et salle de bain) permettant de distribuer la chaleur dans l'ensemble de l'appartement. 

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L'avantage de ce système est de ne prendre aucune place. Seules quelques grilles d'aération sont visibles au-dessus de certaines portes (ou dans le plafond des salles de bain). Pour assurer la bonne circulation de l'air, les portes sont toutes ajourées en bas.

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Une chaufferie unique, relayée par vingt-et-une sous-stations, alimente les quatre ilots (scindés en deux copropriétés) en eau chaude sanitaire et en chauffage. Celle-ci est située de la tour du V41. Elle est vétuste et doit faire l'objet de sérieuses remises aux normes. Un changement de combustible (passer du fuel domestique au gaz de ville) est aussi proposé.

 

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Après soixante ans de fonctionnement, et des négligences graves d'entretien de la part du prestataire de chauffe, l'ensemble du système est fatigué. Les gaines d'air pulsé, amientées se sont effondrées à plusieurs endroits engendrant d'énormes pertes de calories. Pour palier ce manque, certains appartements sont surchauffés. Ce système est énergivore. 

Quels modes de chauffe ?

Plusieurs solutions sont alors évoquées. Le passage en chauffage individuel électrique ne semble pas réalisable en raison des travaux colossaux de mise en conformité sur les équipements électriques des immeubles. Autre solution individuelle non réalisable le chauffage au gaz avec radiateurs en raison de l'impossibilité d'évacuer les fumées des chaudières. Évoquées également, les pompes à chaleur, disposées sur les toits, ne permettraient pas d'obtenir une température de l'eau suffisante pour alimenter tous les logements.

Hypothèse envisagée : le passage à un chauffage collectif par radiateurs à eau. Séduisant en terme de confort, il se heurte à de vraies difficultés liées à la spécificité des appartements : les radiateurs devront être fixés sur des pans de murs, déjà peu nombreux dans nos appartements en raison des très nombreuses ouvertures. De plus, des aérations hautes devront être créées au-dessus de chaque porte fenêtre pour assurer une bonne circulation de l'air. 

Avec les radiateurs, les appartements perdraient de leur cachet : outre la présence peu esthétique des radiateurs, les porte-fenêtres devraient être modifiées. Mais surtout, toutes les portes intérieures deviendraient ajourées pour rien. Et pire, l'abaissement du plafond de l'entrée, des dégagements et de la salle de bains n'aurait plus aucun sens, sans pour autant pouvoir être supprimé. Comment envisager l'appartement témoin, fierté muséographique du Havre, ainsi défiguré ?

Seule solution acceptable : rénover intégralement le système. Une proposition de pause d'aérothermes individuels parait-être la meilleure solution. Elle aurait l'avantage de conserver notre spécificité, et surtout d'engager les travaux de désamiantage, couteux mais indispensables.

Ne pas mettre un terme à nos aérothermes

 sera donc la ligne défendue lors de la prochaine assemblée générale extraordinaire des copropriétaires le 22 juin prochain !