Les ISAI de la place de l'Hôtel de Ville du Havre

05 mai 2012

Des modèles de chauffage rationnel.

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"Les deux plus grands immeubles du Havre nouveau deviendront-ils des modèles de chauffage rationnel ? Voici comment leur sera ssuré le confort le plus complet"

Cet article de Jacques Chopard publié dans le Paris-Normandie du 13 septembre 1949 (plus d'un an avant l'arrivée des premiers habitants) explique en détail le mode de chauffage des ISAI. 

On a déjà évoqué les problèmes rencontrés par plusieurs habitants des ISAI (surchauffe ou souschauffe) qui ont conduit au cours de ces dernières années à une reflexion visant à abandonner définitivement ce mode de chauffage. Pourtant, force est de constater que plus de soixante années après leur mise en service, les aérothermes continuent de pulser.

Le premier problème rencontré avec cette installation est la méconnaissance de celle-ci par les techniciens d'aujourd'hui. Un réel effort est cependant effectué actuellement par la société de maintenance afin de s'aproprier l'installation et d'en comprendre parfaitement le fonctionnement. C'est que qui contribue à en améliorer sensiblement le service rendu.

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L'article détaille parfaitement comment l'eau, portée à température dans la chaufferie principale (qui fonctionnait alors au fuel et non plus au charbon - elle est au gaz naturel aujourd'hui), est ensuite traitée en eau-chaude sanitaire dans des sous-stations, envoyée dans les circuits de radiateurs à eau pour les commerces et vers les aérothermes sous forme de vapeur sous pression à 130° afin de chauffer les appartements. Le schéma, malgré la faible qualité de reproduction, est assez clair.

Au-delà de ces aspects purement techniques, il est important de relever la modernité extraordinaire de ce nouveau moyen : l'air est filtré, chauffé et humidifié : c'est de l'air conditionné. Tout est automatique, y compris la régulation générale en fonction de la température extérieure mais aussi de l'heure (baisse de la température pendant la nuit). La montée en température des pièces est très rapide (moins d'une heure).

Mais ce que l'on retient de cet article, c'est que les ISAI ont été conçu pour être chauffés à l'air pulsé et pas autrement. Comme nous l'avons déjà évoqué, supprimer ce mode de chauffe reviendrait à transformer radicalement la circulation de l'air dans les appartements et leur hygrométrie. Ça aurait des incidences sur la ventilation des pièces humides, sur les huisseries de façade et d'une façon générale sur les murs extérieurs, l'air vicié ne pouvant plus être asséché et assaini correctement.

"Les études ont été poussées extrêmement loin et on peut dire que les plans du maître Perret ne se justifient, dans ce qu'ils ont d'un peu révolutionnaires, que par l'emploi de ce chauffage rationnel. Grandeur des fênetres, épaisseur des murs, disposition des locaux ont été calculés en fonction de ce mode de conditionnement. [...] Il se forme donc un mouvement d'air continuel dans chaque appartement, insensible, mais tel que, jamais les fumées de cigarettes ne peuvent obscurcir et alourdir l'atmosphère et que l'on respire constamment de l'air neuf."

Tous les habitants des ISAI savent combien leur logement est sain, combien les odeurs sont si vite chassées et combien il est plaisant de ne pas avoir de radiateur et ce triste sentiment d'avoir trop chaud lorqu'on en est proche ou trop froid lorsqu'on en est loin. Il est certain maintenant que l'abandon du chauffage à air pulsé serait une véritable erreur dommageable pour les immeubles comme pour leurs habitants.

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25 janvier 2012

Lambert massacré à Versailles

53041837Pierre-Edouard Lambert (1901-1985) est certainement des élèves de Perret membres de l'atelier de reconstruction celui qui est resté le plus fidèle à son maître, sans jamais transgresser son modèle. Au Havre, après avoir fait évidemment partie de l'équipe des ISAI, il est surtout connu pour avoir réalisé l'ensemble immobilier du "Front de mer Sud" (les îlots du Quai de Souhampton) dont la physionomie générale et les intérieurs sont emprunts de la filiation des ISAI. On lui doit aussi le lycée de jeunes filles, aujourd'hui collège Raoul Dufy, établissement scolaire admirablement traité en monument.

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Ilot N37 et l'église Saint-Joseph (depuis l'ancien terminal d'Irlande - espace André Graillot). Ce n'est malheureusement pas moi qui est pris cette photo que l'on trouve sur le net, et si l'auteur veut bien se signaler...


Après la reconstruction du Havre, Lambert poursuit son oeuvre en région parisienne. On trouve ses réalisations essentiellement en banlieue, comme en Essone (voir le dossier une exposition de 2007) où à Versailles, dont le palais des congrès, achevé en 1970, qui est certainement le plus bel hommage à Auguste Perret.

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Salle Richelieu du palais des congrès de Versailles : entre l'amphithéâtre du Palais d'Iéna et la salle de la comédie du Théâtre des champes Élysées (photo palais des congrès)


La dernière oeuvre achevée de Lambert se situe également à Versailles : il s'agit d'une maison de retraite, aujourd'hui Résidence André Mignot, rue Borgnis Desbordes construite de 1969 à 1972. On reconnait parfaitement le style du classicisme structurel : immeubles percés de portes-fenêtres alignées, structure poteaux-poutres, corniches, remplissage des paneaux avec des dalles de béton bouchardé. 

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(photos personnelles malheureusement réalisées avec un téléphone portable).

L'oeil aiguisé verra cependant quelques différences de conception avec les immeubles du Havre : la portée entre deux poteaux est d'environ huit mètres (et non de 6,24 mètres) ce qui permet de loger une porte-fenêtre supplémentaire (séries de quatre sur ces façades); pas de balcon filant, même au premier étage (bien que ce niveau soit marqué d'une corniche); pas d'entre-sol. En revanche ces immeubles sont coiffés d'un toit pentu en ardoises (non visible sur les photos). Cette licence au style Perret doit trouver sa justification uniquement dans les lois d'urbanismes de la ville de Versailles, classée par le décret Malraux.

L'immeuble situé le long de le rue du Maréchal Joffre est en pleine rénovation...plutôt destructive. Cette architecture si lumineuse ne devant plus satisfaire aux exigences actuelles, les portes-fenêtres sont remplacées par de simples fenêtres grandes ou beaucoup plus petites comme au troisième étage, voire des briques de verre comme sur la façade rue du maréchal Joffre quant elles ne sont pas tout simplement murées. Sur chaque flan se construit une extension, moins profonde et avec un étage de moins mais un grenier habitable éclairé par des fenêtre en chien-assis. 

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Le bâtiment en rénovation vu de la rue Borgnis Desbordes

 

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Le même bâtiment rue du Maréchal Joffre.

Nous repasserons lorsque les travaux seront terminés. Le classicisme structurel de Lambert aura totalement disparu. Tout en concédant que ces bâtiments n'étaient pas des oeuvres architecturales majeures, on peut tout de même s'étonner que l'on puisse à ce point procéder à des modifications aussi importantes au sein d'un secteur protégé. Au Havre, les mêmes transformations seraient tout à fait réalisables, aucun immeuble de la reconstruction n'étant classé (ni même l'hôtel de ville). Certes, ce serait la perte du label "Unesco" mais on voit qu'il devient urgent d'entamer une procédure de sauvegarde.

 

 

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21 janvier 2012

Exposition "Le Havre : ville reconstuite" à Poitiers

01(@DR)_BL'exposition itinérante "Le Havre : ville reconstuite" s'est posée à la Maison de l'architecture de Poitou-Charentes (Poitiers) jusqu'au 24 février prochain. Composée de vingt panneaux et conçue par le grand spécialiste de la reconstruction Joseph Abram, cette exposition de 2006 terminera son tour de France à Royan à la fin de l'année.

La Maison de l'architecture en profite pour faire une animation autour de l'événement (conférences, présentations pédagogiques et projection du récent film Le Havre d'Aki Kaurismäki).

Les ISAI, immeubles modèles de la reconstruction, sont bien sûr au centre du dispositif. Voici un petit aperçu en quatre panneaux :

 

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En bonnus, le projet de rénovation du Volcan d'Oscar Niemayer (les travaux, commencés depuis deux mois devraient aboutir en 2014).

Plus d'informations sur le site de la Maison de l'architecture de Poitou-Charentes ou sur le site du Courrier de l'Architecte.

expo LH affiche



 

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15 janvier 2012

Quelques photos du chantier (été 49 ?) par Robert Lhommet

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Aujourd'hui une série de photos issues du fonds Tournant des archives municipales du Havre. Certaines sont déjà connues (publiées dans l'ouvrage Les Bâtisseurs, entre autres) tandis que d'autres sont inédites. Toutes ont été certainement prises le même jour, sans doute pendant l'été 1949 : seul le gros oeuvre de l'îlot V37 est en voie d'achèvement, le reste encore en construction. Nous ne connaissons malheureusement pas l'identité du photographe.

Tous les tirages de la série portent au dos le nom des architectes du groupe en écriture autographe (stylo et écriture différente pour chaque nom, mais identique d'une photo à l'autre) : Tougard, Lagneau, Poirrier, Le Donné, Feuillebois, Tournant... On peut en déduire que cette série de clichés a été présentée au cours d'une réunion des architectes et que ceux-ci aient inscrit leur nom pour indiquer les vues qu'ils souhaitaient acquérir en reproduction.

 

 Pour commencer, trois vues de la tour de l'îlot V37 (les trois derniers étages sont en cours d'achèvement).

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Tour V37 : façades ouest et sud

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Tour V37 : façades sud et est.

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Tour V37 : façades sud et est.

Depuis le sommet de cette même tour, vue sur la construction de l'îlot V36, en regardant vers l'est. On voit tous les barraquements de la place du Chillou. Les bâtiments bas sont achevés, mais la tour ne comporte que trois étages.

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Ilot V36 depuis la tour du V37.

Le bâtiment au premier plan est celui qui longe la rue Victor Hugo, on le reconnait car c'est celui (avec son opposé au V41) qui est équipé de terrasses magnifiques de 36 m² par appartement exposées plein sud (au premier étage). Voici une vue du même bâtiment depuis la rue (toujours vers l'est).

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Ilot V36, rue Victor Hugo.

De l'autre côté de la rue de Paris, l'îlot V40 se construit également.

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Façade sud de l'immeuble rue de Paris (au-dessus de la Maison du Patrimoine - Atelier Perret actuelle).

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Tour V40 (façaces sud et est) depuis la place Perret.

La tour du V40 n'a que sept éages d'achevés. Ci-dessous, une autre vue de la même tour, mais prise de la tour de l'îlot V37, regardant vers l'ouest cette fois-ci. On distingue bien les immeubles rescapés du quartier des chantiers Lenormand à gauche (immeuble "Le Transatlantique" notamment) et les maisons du quartier Saint-Vincent à droite. Au premier plan la rue de Paris renait entre encadrée par les deux bâtiments bas.

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Ilot V40 depuis la tour V37.

Les deux clichés suivant montrent l'intérieur des bâtiments et notamment un escalier. 

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Troisième étage de la tour du V37, on reconnait le bâtiment bas du V36 séparé par la rue Edouard Larue.

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Même endroit, vue vers les nord.

Pour terminer ce voyage, une vue des fondations en chantier du futur Hôtel de Normandie (îlot V35), aujourd'hui Normandie Building. La photo est prise aussi de la tour du V37, vers le sud. On distingue très bien le bassin du Commerce, les barraquements du quai de la Lamblardie et le quartier Saint-François, enfin ce qu'il en reste. Les grues en arrière plan montrent une reprise de l'activité portuaire malgré tout.

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Ilot V35 (hôtel de Normandie) depuis la tour V37.

 

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Visite de chantier

Le 6 décembre 1951, alors que les premiers habitants ont aménagé, visite de la commission de la reconstruction. Devant l'actuel 17 place de l'hôtel de ville (V41), Jacques Tournant lève le bras, sans doute pour montrer l'avancée du V6, un des îlots privés calqués sur les ISAI. La photo est de Robert Lhommet.

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10 juillet 1960 : le président de Gaulle visite la reconstruction

Après la visite de la ville (presque) reconstruite, discours du Général place de l'hôtel de ville. La foule est là, et les ISAI se dressent tels des spectateurs dans le fond. Les porte-fenêtres ouvertes sont autant de loges supplémentaires avec vue imprenable.

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Document archives municipales du Havre. Voir aussi Le Havre photo.

 

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09 janvier 2012

Une nouvelle année avec Auguste Perret

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22 novembre 2011

Vu du ciel !

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La très intéressante page facebook Le Havre inédit publie régulièrement des clichés issus des collections privées de havrais.

Parmi ceux-là, une photo qui nous semble complètement inédite de la construction des ISAI.

Il s'agit d'une vue aérienne orientée sud-nord qui cadre du sud de la place de l'hôtel de ville (anciens jardins) jusqu'à l'actuel quai de Southampton.

Le témoignage est assez bouleversant car on constate avec horreur l'étendue du bombardement, la ville étant alors nettoyée de ses décombres. Il ne reste plus que l'église Notre-Dame (en plusieurs morceaux) et un conglomérat d'édifices dévastés composés de l'école Jean-Macé et de sa maison des maîtres, le museum et quelques immeubles autour. Sinon, tout a été rasé.

A ce stade, le nouveau plan d'urbanisme n'est pas encore réalisé. Seule le tracé de la rue de Paris a été rectifié pour être bien perpendiculaire à l'hôtel de ville, ce qui l'éloigne un peu de l'église Notre-Dame. Au premier plan, les jardins de l'hôtel de ville sont encore "à l'anglaise" et ne seront transformés en deux parterres rectangulaires que plus tard.

On reconnait bien le monument au mort sur la place Gambetta (qui ne bouge pas) mais on est sidéré de l'absence totale de tracés des rues perpendiculaires à la rue de Paris...

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Pour ce qui nous concerne, on voit parfaitement nos ISAI en chantier. Seules les fondations et quelques rez-de-chaussée sont sortis de terre. On distingue nettement les terrassements du V6. En revanche, les extansions des îlots V36 et V41 ne sont pas encore commencées, tout comme l'hôtel de Normandie qui sera pourtant l'une des premières réalisations de la reconstruction.

Compte-tenu de nos informations, ce cliché a certainement été pris au milieu de l'été 1947.

 

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Edouard Philippe se prononce sur le classement des ISAI

photo_maireEdouard Philippe, maire du Havre, a répondu ce matin lors de son tchat avec les habitants à notre question sur un classement de nos ISAI (associé au classement de l'hôtel de ville, dénué aujourd'hui de protection).

Voici ici notre échange. Nous ne pouvons que louer l'intérêt du maire pour ce dossier et nous suivons bien évidemment tout ceci de près.

tchat

 

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25 septembre 2011

Paris-Rivoli

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On a souvent souligné le modèle qu'avait été la rue de Rivoli dans l'esprit de Perret lorsqu'il proposa la reconstruction de la rue de Paris.

Grande avenue commerciale avec les magasins donnant sur des galeries couvertes, la rue de Paris a été restituée avec la volonté d'en faire un lieu de promenade, ce qu'elle était avant guerre (même si, d'après Joseph Abram, son attrait commançait déjà à décliner).

Au-delà de l'ordonnancement classique mis en oeuvre, la diversité des immeubles en fonction des îlots de la rue permet de rompre la monotonie tout en conservant la sensation d'unité par le gabari des immeubles et les fameuses galeries. On le constate très bien sur le cliché ci-contre (tiré du très joli blog Du Havre et d'autres choses).

Nos ISAI bordent la partie septentrionale de la rue de Paris entre la place de l'hôtel de ville et la rue Victor Hugo. Lorsqu'on regarde de plus près les élévations des immeubles, on est frappé de la ressemblance avec leurs homologues parisiens. 

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Au-delà dela structure sur arches, les immeubles affichent une réelle similitude : façades sans décrochement rythmées par les ouvertures uniformes et régulières "à la Versailles", même nombre de niveaux (3 étages au dessus de l'entresol), même balcon filant aux premiers et troisièmes étages. 

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En fait, seul le sommet diffère : le volumineux toit de zinc à la Mansard a totalement disparu dans les immeubles de Perret au profit du toit-terrasse (voir notre article sur le sujet).

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Les autres immeubles de la rue de Paris, tous construits après les ISAI, s'affranchiront de ce modèle. Mais Perret réussit par ces immeubles à faire le lien entre la modernité et le passé, entre la capitale et notre ville. Il donne aussi à la rue de Paris sa légitimité : elle n'aura jamais aussi bien porté son nom !

 

 

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