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On a souvent souligné le modèle qu'avait été la rue de Rivoli dans l'esprit de Perret lorsqu'il proposa la reconstruction de la rue de Paris.

Grande avenue commerciale avec les magasins donnant sur des galeries couvertes, la rue de Paris a été restituée avec la volonté d'en faire un lieu de promenade, ce qu'elle était avant guerre (même si, d'après Joseph Abram, son attrait commançait déjà à décliner).

Au-delà de l'ordonnancement classique mis en oeuvre, la diversité des immeubles en fonction des îlots de la rue permet de rompre la monotonie tout en conservant la sensation d'unité par le gabari des immeubles et les fameuses galeries. On le constate très bien sur le cliché ci-contre (tiré du très joli blog Du Havre et d'autres choses).

Nos ISAI bordent la partie septentrionale de la rue de Paris entre la place de l'hôtel de ville et la rue Victor Hugo. Lorsqu'on regarde de plus près les élévations des immeubles, on est frappé de la ressemblance avec leurs homologues parisiens. 

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Au-delà dela structure sur arches, les immeubles affichent une réelle similitude : façades sans décrochement rythmées par les ouvertures uniformes et régulières "à la Versailles", même nombre de niveaux (3 étages au dessus de l'entresol), même balcon filant aux premiers et troisièmes étages. 

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En fait, seul le sommet diffère : le volumineux toit de zinc à la Mansard a totalement disparu dans les immeubles de Perret au profit du toit-terrasse (voir notre article sur le sujet).

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Les autres immeubles de la rue de Paris, tous construits après les ISAI, s'affranchiront de ce modèle. Mais Perret réussit par ces immeubles à faire le lien entre la modernité et le passé, entre la capitale et notre ville. Il donne aussi à la rue de Paris sa légitimité : elle n'aura jamais aussi bien porté son nom !